Thèse Etude des Facteurs de Virulence de Porphyromonas Gingivalis dans la Sclérose en Plaques H/F - Doctorat.Gouv.Fr
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Les missions du poste
Établissement : Nantes Université École doctorale : École doctorale Biologie Santé Laboratoire de recherche : Center for Research in Transplantation and Translational Immunology Direction de la thèse : Laureline BERTHELOT ORCID 0000-0002-9306-9247 Date limite de candidature : 2026-05-22T00:00:00 Les altérations du microbiote intestinal dans la sclérose en plaques (SEP) ont été largement étudiées et leur implication dans l'exacerbation de l'inflammation a été démontrée. La caractérisation du microbiote oral représente un nouvel axe de recherche dans la SEP. Après une première description pilote de la modification bactérienne par séquençage de l'ARN 16S dans la salive (Boussamet et al., Sci Rep 2024), nous avons séquencé le génome complet du microbiote oral de patients atteints de SEP. Nous avons observé une augmentation de plusieurs facteurs de virulence de Porphyromonas gingivalis dans la salive de ces patients, comparativement à des volontaires sains (données non publiées). Porphyromonas gingivalis est impliquée dans le développement de la parodontite et dans de nombreuses maladies, notamment les maladies neurodégénératives, où certains de ces facteurs ont été détectés dans le cerveau. Dans les modèles d'EAE, la parodontite aggrave l'inflammation et les symptômes. Nos données préliminaires ont également montré que l'un de ces facteurs était présent dans des échantillons de cerveau de patients atteints de SEP. Compte tenu de la présence de facteurs pathogènes de Porphyromonas gingivalis dans les échantillons de SEP et de leur implication dans l'inflammation et la neurodégénérescence, nous nous proposons ici de décrypter les rôles pathogènes potentiels de ces facteurs dans la pathologie de la SEP. La première partie sera consacrée à la détection des facteurs de Porphyromonas gingivalis et des réponses immunitaires correspondantes dans les fluides (salive, sang, liquide cérébro-spinal) et les organes (rate, cerveau, côlon, foie) de patients atteints de SEP. Les deuxième et troisième parties détermineront le rôle de ces facteurs dans la pathologie de la SEP à l'aide de modèles in vitro et in vivo. Des oligodendrocytes en culture seront incubés en présence de facteurs de Porphyromonas gingivalis. In vivo, dans un modèle animal, une parodontite sera induite par Porphyromonas gingivalis, porteur ou non des facteurs de virulence, et comparée à celle induite par d'autres bactéries. Les symptômes de la maladie et l'inflammation seront évalués.
La thèse se déroulera au sein de l'équipe 5 au CR2TI. L'équipement nécessaire au projet est disponible au laboratoire. Les animaleries et plateformes techniques sont accessibles auprès de la SFR. Les techniques utilisées sont maitrisées par les membres de l'équipe 5 ou des collaborateurs (modèle de parodontite par exemple). Des moyens financiers pour les expériences sont également assurés par l'équipe d'accueil.
La physiopathologie de la SEP est complexe et la compréhension de nouveaux mécanismes pathologiques reliant le microbiote, les réponses immunitaires, l'inflammation et les lésions cérébrales pourrait révéler de nouvelles cibles thérapeutiques. De plus, la détection de ces facteurs bactériens dans la salive pourrait également s'avérer instructive.